đ PĂȘches de sauvegarde : comprendre nos interventions face Ă la sĂ©cheresse đ§
Nous avons lu de nombreuses rĂ©actions concernant les pĂȘches de sauvegarde rĂ©alisĂ©es sur certains cours d’eau. Nous comprenons l’Ă©motion suscitĂ©e par les images de poissons en difficultĂ©. C’est une situation qui nous touche tous, et en premier lieu les personnes qui travaillent chaque jour pour prĂ©server les milieux aquatiques.
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Quelques rappels sont cependant nécessaires.
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La FĂ©dĂ©ration de Haute-Savoie pour la PĂȘche et la Protection du Milieu Aquatique n’est pas la seule Ă intervenir sur le dĂ©partement. Elle travaille aux cĂŽtĂ©s des 6 AAPPMA (Associations Agréées de PĂȘche et de Protection du Milieu Aquatique) qui couvrent l’ensemble de la Haute-Savoie.
Contrairement Ă beaucoup d’autres dĂ©partements qui comptent plusieurs dizaines d’AAPPMA, la Haute-Savoie n’en possĂšde que 6, chacune gĂ©rant un territoire particuliĂšrement vaste. Ces associations reposent avant tout sur l’engagement de bĂ©nĂ©voles, Ă©paulĂ©s par quelques salariĂ©s. La FĂ©dĂ©ration accompagne ces structures dans leurs missions de gestion piscicole, de protection des milieux, d’Ă©tudes scientifiques, de garderie, d’animation et d’intervention lors des crises.
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TransfĂ©rer tous les poissons dâun secteur nâest pas neutre : il est largement prĂ©fĂ©rable de laisser les poissons sur place si nous estimons quâils peuvent survivre Ă lâĂ©tĂ©, mĂȘme avec un filet dâeau. Nous dĂ©clenchons un sauvetage uniquement en cas de risque dâassec imminent.
C’est une opĂ©ration technique trĂšs rĂ©glementĂ©e qui nĂ©cessite :
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En Haute-Savoie, seuls les salariĂ©s habilitĂ©s de la FĂ©dĂ©ration et des AAPPMA peuvent rĂ©aliser ces opĂ©rations. Ils interviennent en prioritĂ© sur les secteurs oĂč les chances de sauver les poissons sont rĂ©elles et oĂč une intervention est techniquement possible.
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Malheureusement, lorsque plusieurs dizaines de kilomĂštres de cours d’eau sont simultanĂ©ment touchĂ©s, il est matĂ©riellement impossible d’ĂȘtre partout au mĂȘme moment.
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La question revient souvent.
La participation aux pĂȘches de sauvegarde est rĂ©servĂ©e aux dĂ©tenteurs d’une carte de pĂȘche en cours de validitĂ©. Cette obligation permet notamment que les bĂ©nĂ©voles soient couverts par l’assurance fĂ©dĂ©rale en cas d’accident pendant l’intervention.
Ces journées demandent beaucoup de bras et nous remercions sincÚrement toutes les personnes qui répondent présentes.
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La sĂ©cheresse actuelle n’est pas un ressenti : elle est mesurĂ©e quotidiennement.
Bien que les chutes de neige et prĂ©cipitations hivernales aient permis aux nappes phrĂ©atiques de se recharger, les conditions printaniĂšres et de ces derniĂšres semaines font que les dĂ©bits des cours d’eau diminuent fortement sous l’effet du dĂ©ficit de prĂ©cipitations et des fortes tempĂ©ratures. La majoritĂ© des cours d’eau du dĂ©partement ont atteint ou dĂ©passĂ© les seuils de vigilance et la situation continue de se dĂ©grader, avec des restrictions qui se renforcent progressivement selon les bassins versants.
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Enfin, rappelons que les pĂȘches de sauvegarde restent une solution de dernier recours. Elles ne permettent jamais de sauver tous les poissons et ne remplacent pas un dĂ©bit d’eau suffisant. La meilleure protection de nos riviĂšres reste la prĂ©servation de la ressource en eau et des habitats aquatiques.
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Nous prĂ©fĂ©rons consacrer notre Ă©nergie Ă agir sur le terrain plutĂŽt qu’Ă alimenter les polĂ©miques sur les rĂ©seaux sociaux. Merci Ă tous ceux qui nous soutiennent, nous aident et comprennent la complexitĂ© de ces interventions.




